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Né en 1930, c'est
à 14 ans que Maurice Dufresne commence son
apprentissage de maréchal ferrand et entre chez les
Compagnons du Devoir pour faire son tour de France
chez vingt patrons différents.
En 1958, il créé
son entreprise à
Villeperdue en Indre-et-Loire, se lance dans la
récupération et commence alors à
préserver les choses qui lui paraissent dignes
d'entrer plus tard dans son musée évitant
ainsi la destruction d'une partie du patrimoine.
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Les petits secrets de Maurice Dufresne
Sa joie : son ami Paul Berliet est déjà
venu trois fois au musée.
Son coup de coeur : sa forge reconstituée.
Sa fierté : "J'ai tout fait moi-même
: les plans, la construction, la remise en état
et la présentation".
Son étonnement : le fonctionnement de la
turbine de la papeterie.
Son scepticisme : qu'on compare son musée
à celui de Ford à Detroit, aux Etats-Unis.
Son entêtement : n'avoir pas revendu à
M.Calvet, la Peugeot électrique de 1941.
Son gag : présenter artistiquement une collection
de 350 fusils.
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30 ans plus tard, le 24 octobre 1992, à
Marnay près d'Azay-Le-Rideau,
au bord de l'Indre, dans un ancien moulin,
propriété de Geoffroy de l'Ile en 1026, devenu
ensuite papeterie du temps de Balzac, le préfet, les
notables de la région et la presse inaugurent le
musée Maurice Dufresne.
Le ferrailleur de Villeperdue
est parvenu, avec sa seule passion à créer cet
étonnant musée d'objets de collection
consacré au machinisme, du rouleau compresseur au
corbillard et de la sulfateuse au monoplan
Louis-Blériot, et à le présenter aux
visiteurs dans un cadre agréable.
Son musée regroupe
aujourd'hui plus de 3.000 machines
présentées sous 10.000 m2 de hangars. Il a
déjà attiré 600.000 visiteurs et
23 livres d'or sont remplis d'éloges venus du monde
entier.
Depuis quelques années,
Maurice Dufresne ne cesse de faire la navette entre Marnay
et Villeperdue où 27 personnes font tourner la
PME de
récupération.
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